Blog-note de jef safi

 

Augustin d’Hippone

Augustin d’Hippone, philosophe et théologien d’origine berbère.
(13 nov 354, Thagaste / 28 aout 430, Hippone)

Augustin d’Hippone (latin : Aurelius Augustinus), ou saint Augustin, né dans le municipe de Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie) est un philosophe et théologien d’origine berbère. Évêque d’Hippone, c’est aussi l’un des quatre Pères de l’Église latine (avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier), et l’un des 35 docteurs de l’Église. Orateur et rhéteur redoutable, il mène sa vie durant une série de controverses orales et surtout écrites d’abord contre les manichéens, puis contre les donatistes et enfin contre le pélagianisme. Il laisse derrière lui une œuvre considérable tant en quantité qu’en qualité. Trois de ses livres sont particulièrement connus : Les Confessions, La Cité de Dieu et De la Trinité.

Civitas Dei (La Cité de Dieu), dans le prolongement des Confessions, continue ce travail de saint Augustin d’explication des préceptes du christianisme. Cependant, il ne s’agit plus pour Augustin d’expliquer chaque concupiscence une à une, comme outil conceptuel ; il s’agit encore moins d’allier à cette analyse des considérations biographiques. La concupiscence, dans Civitas Dei, recouvre un domaine tout à fait original puisque dorénavant, ce qui importe à Augustin c’est de montrer les conséquences à l’échelle politique de ce « péché qui habite en nous ». Ce faisant il s’arme de nouveaux concepts originaux. Ces concepts ne sont autres que la Libido sciendi , la Libido sentiendi et la Libido dominandi . Cette nouvelle conceptualisation est difficilement retranscrite par le français et ne doit pas se confondre avec la conception de Freud. La libido, dans l’acception qu’en a Augustin, est cette tendance inhérente à l’homme qui le pousse à satisfaire sa concupiscence. Par libido sentiendi, il serait difficile de ne voir que la seule concupiscence de la chair, définie auparavant dans Les Confessions ; elle est plus sûrement la tendance à satisfaire les désirs des sens qui se manifeste aussi bien dans la luxure que dans la gourmandise, la paresse ou encore la curiosité qui pousse à aller, par exemple, au théâtre. La libido sciendi désigne ce qu’Augustin définissait avant comme la curiosité ou la vanité de l’homme lorsque celui-ci, reposant sur ses doctes connaissances, prétend appréhender, par sa seule raison, la vérité. Enfin, la libido dominandi n’est rien d’autre la volonté de puissance de domination sur l’autre homme qui pousse à l’orgueil.