Blog-note de jef safi

 

objet Δ sujet

t’CG : ontologie

P r o p o s i t i o n s

  • Par objet, j’entends l’instance d’une monade (passive ou cause finale) qui s’individue en réaction à une in-formation causée par une autre monade (active ou cause efficiente) qui s’individue en acte.
  • Par sujet, j’entends l’instance d’une monade (active ou cause efficiente) qui s’individuant en acte est la cause d’une in-formation qui entraîne une autre monade (passive ou cause finale) à s’individuer en réaction.
  • Je soutiens qu’une monade ne peut être objet (cause finale) sans être sujet (cause efficiente), et réciproquement.

    C’est la raison pour laquelle je forme le dialemme "objet Δ sujet" pour énoncer la reliAnce des lemmes objet et sujet qui, lorsqu’ils sont utilisés séparément, homologuent à tort leur disjonction jusqu’à s’opposer comme extérieurs l’un à l’autre.
  • Ainsi, par objet Δ sujet, j’entends l’instance d’une monade qui, exerçant sa puissance, fait l’expérience des processus de (trans)individuation parmi d’autres monades et ce, que ce soit concomitamment à elles ou non, et quels que soient les modes d’implication de chacune d’elles, qu’ils soient actifs, passifs, interactifs, corrélatifs, pervasifs, performatifs, etc., ou qu’ils soient naturellement tout ou partie de tous ces modes à la fois.

S c o l i e s

  • Le dialemme objet Δ sujet peut être considéré comme un synonyme proche du superject d’Alfred North Whitehead.

    La philosophie de l’organisme cherche à décrire comment des données objectives se transforment en satisfaction subjective, et comment l’ordre qui régit les données objectives fournit l’intensité de la satisfaction subjective. Chez kant, le monde provient du sujet ; dans la philosophie de l’organisme, le sujet provient du monde - un superject plutôt qu’un sujet.
    ( Alfred North Whitehead, Process and Reality )
  • "[...] Une heccéité peut durer autant de temps, et même plus de temps nécessaire au développement d’une forme et à l’évolution d’un sujet. mais ce n’est pas le même type de temps : temps flottant, ligne flottante de l’Aïôn, par opposition à Chronos. Les heccéités sont seulement des degrés de puissance qui se composent, auxquels correspondent un pouvoir d’affecter et d’être affecté, des affects actifs ou passifs, des intensités. [...] C’est l’heccéité qui a besoin de ce type d’énonciation. Heccéité = Evènement. [...] Une chose, un animal, une personne ne se définissent plus que par des mouvements et des repos, des vitesses et des lenteurs (longitude), et des affects, des intensités (latitude). Il n’y a plus de formes, mais des rapports cinématiques entre éléments non formés ; il n’y a plus de sujets, mais des individuations dynamiques sans sujet, qui constituent des agencements collectifs. Rien ne se développe, mais des choses arrivent en retard ou en avance, et entrent dans tel agencement d’après leurs compositions de vitesse. Rien ne se subjective, mais des heccéités se dessinent d’après les compositions de puissances et d’affects non subjectivés. Carte des vitesses et des intensités."
    - L’heccéité, ou eccéité, est un terme de philosophie médiévale qui renvoie à l’essence singulière de chaque chose.
    - A l’origine, aïôn est un mot du grec ancien qui se traduit parfois par "éternité". Gilles deleuze reprend ce terme pour penser un temps non pas linéaire, chronologique, mais confondu avec le surgissement de l’évènement.
    ( Gilles deleuze - Dialogues avec Claire Parnet )