Blog-note de jef safi

s’ e n t r e - t e n i r

avec . . Frédéric Lordon
Des affects individuels . . aux valeurs de la multitude

A l’occasion de la parution de "La Condition Anarchique" - SEUIL 2o18.

vendredi 26 octobre 2018

HORS SERIE (Dans le texte - Judith Bernard) du 2o/1o/2o18 :

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Complément "didactique interactif" à l’occasion de la rencontre à la librairie Le Merle Moqueur :

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Le Merle Moqueur : Peut-on envisager de sortir de cette condition anarchique, de quelque manière que ce soit ? En quoi Spinoza peut y être utile ?

Frédéric Lordon : Réponse, non ! Non, mais peut mieux faire ! On ne peut pas sortir de la condition anarchique parce que la condition anarchique est coextensive de la servitude passionnelle. Et que de la servitude passionnelle, ça Spinoza nous le dit, on ne sortira jamais complètement.

Il y a deux cas polaires. Il y a l’imbécilité heureuse d’un coté et il y a la sagesse spinoziste, ou la béatitude, de l’autre. Ce sont deux cas polaires parce que ce sont deux cohérences stables. (...) Le problème c’est entre les deux. Problème qui se pose particulièrement pour nous puisque, comme l’a remarqué Castoriadis, nous sommes dans un régime où nous nous sommes extrait de l’opacité complète de notre propre pratique, nous avons à l’idée que les valeurs peuvent être déplacées, donc que leurs ancrages ne sont pas absolus, et que tout ceci crée une espèce de trouble qu(il faut bien réussir à accommoder d’une manière ou d’une autre.

Peut-on cheminer vers l’horizon stable de la béatitude spinoziste ? . . ( Cheminer ? Oui. Cheminer . . - jef safi )


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