Blog-note de jef safi

s’ e n t r e - t e n i r

avec . . Tristan Garcia
Tout penser, sans rien détruire

PMag99 - mai 2o16

mardi 24 mai 2016

. ./. .

Bonjour,

Vous avez le droit de citer un bref passage en spécifiant la source et l’URL d’origine, et non pas la totalité comme c’est le cas actuellement à l’adresse suivante : http://jef-safi.net/spip/spip.php?a...

En vous remerciant de bien vouloir corriger le tir,
—  Cyril Druesne

Webmaster & responsable informatique Philo Éditions | Philosophie magazine http://philomag.com

10, rue Ballu 75009 Paris FRANCE



. ./. .

Martin Duru : À la fin de votre livre, on retrouve une notion déjà présente dans Forme et Objet et dans certains de vos romans  : la chance. De quoi s’agit-il  ?

Tristan Garcia : La chance est peut-être le concept qui unifie tout ce que je fais. Lorsque je pense, c’est le nord de ma boussole, mon unique principe directeur. La chance de quelque chose – d’un être, d’une idée – est ce qui la rend singulière, irréductible à quoi que ce soit d’autre. La pensée est cette part de nous-mêmes qui doit préserver la chance de toutes les choses et les percevoir comme égales. Qu’une chose m’apparaisse comme bonne ou mauvaise, que je souhaite la défendre ou la combattre, je dois toujours la considérer comme digne d’être possible et pensée jusqu’au bout. La chance exprime une forme supérieure d’aménité à l’égard de tout ce qui vient au monde.

Je veux tout penser, mais sans jamais rien réduire ni détruire. ( Tristan Garcia )

jef safi : Une telle ontologie est-elle soluble dans le droit ? Je le crains, "sans aménité" !



- S'abonner à Philosophie Magazine OU PAS . . OU PLUS . . !