Blog-note de jef safi

s’ e n t r e - t e n i r

avec . . Philippe Corcuff
La gauche radicale au lendemain de o1 2o15

France Culture - Hors-Champs - Emission du 2o o1 2o15

mercredi 4 février 2015

Emission du 20 01 2015

. ./. .

Laure Adler s’entretient avec Philippe Corcuff, essayiste, maître de conférence en sciences politiques

"Les événements dramatiques qui ont touché mes anciens amis de Charlie Hebdo, où j’ai travaillé quatre ans (...) et les actes antisémites horribles qui ont suivi (...) conduisent à repenser un peu mieux la question de la gauche, de l’émancipation, de la radicalité..." A partir des manifestations de Janvier 2015, Philippe Corcuff s’interroge sur l’échec de la gauche radicale à être "une alternative, une capacité à fabriquer autrement de la politique, avec les gens..." La politique est trop "tutélaire". Il se demande, à la manière d’Hannah Arendt : "comment fabriquer du commun à partir de la pluralité humaine, sans l’anihiler ?"

"Les organisations construisent des peuples fantasmatiques qui leurs ressemblent..."

Dans les manifestations de Janvier 2015, s’est joué quelque chose de l’ordre de la "raison sensible (...) un lien entre raison et émotion". "Avant on était tous un peu tétanisé (...) par l’extrême droitisation et la montée de la xénophobie..."

Sa gauche, "la gauche émancipatrice, qui maintient l’horizon de la possibilité d’une société non capitaliste" est "paralysée sur le plan intellectuel". Difficile de surmonter le stalinisme et "la dilution de la gauche officielle dans le marché". Face à la "barbarie", au "danger du retour des années 30", "on a particulièrement besoin de retrouver des repères qui nous disent la possibilité de l’émancipation..."

Il évoque "la mélancolie joyeuse" à l’oeuvre récemment, le besoin"d’ouverture", rejette l’idée de "refermer la démocratie sur le consensus", parle du rôle de l’intellectuel... "Personne n’a la clé pour construire la solution, donc il faut bien explorer, expérimenter, tâtonner dans le noir pour essayer de trouver différents chemins..."

Il nous parle de Merleau-Ponty, de Marx et de son rapport à l’individu, du marxisme, de l’anarchisme, de Lévinas, de l’islamophobie et de l’antisémitisme ; revient sur la montée du "néo-conservatisme xénophobe" à l’aune des événements de Janvier 2015

’"C’est ce que Merleau-Ponty appelait l’époque : ce visage un peu confus, ambivalent, terrifiant et en même temps plein de promesses (...) On agit dans l’ambiguité et pourtant il faut prendre parti tout de suite..."

Il détaille son concept de "social-démocratie libertaire", parle des"clivages" sociaux actuels...

"On a besoin d’espaces de rencontres..."

Il revient sur Charlie Hebdo et le rapport du journal aux religions, termine en commentant un dessin de Charb illustrant son ouvrage "Polar, philosophie et critique sociale"...

. ./. .