Blog-note de jef safi

’p i c t o s o p h e r

avec . . jef safi
des 10 proportions de l’esprit humain . .

Contribution du 15 o7 2o14 à "La galerie des mediap’artistes" . .

jeudi 17 juillet 2014

étude des 10 proportions de l'esprit humain . . (z¹ / p) - photo (cc) jef safi



étude des 10 proportions de l'esprit humain . . (v² ! g) - photo (cc) jef safi






o5 - appeti { cona } tus
o9 - allo { onto } poïésis
o1 - hypo { ana } mnesis
o6 - { re } cog { n } ito
o8 - phylo { onto } genesis
o2 - sub { ob } jectum
o4 - mime { cathar } sis
1o - { ana } poly { meta } morphès
o7 - pro { aes } thética
11 - rhiz { chromos } oma
o3 - pro { syn } thesis
12 - meta { cata } bolê

13 - jef safi : E≥M.C2



étude des 10 proportions de l'esprit humain . . (n³ \ q) - photo (cc) jef safi

C’est dans son célèbre traité "De architectura" que Marcus Vitruvius Pollio (alias Vitruve) révéla les essences harmonieuses et vatsyayaniques des proportions du corps humain s’émancipant d’elles-mêmes à la lumière de la théorie des nombres entiers. Extrait (lu dans wikipédia) :

" Quatre doigts font une paume, et quatre paumes font un pied, six paumes font un coude : quatre coudes font la hauteur d’un homme. Et quatre coudes font un double pas, et vingt-quatre paumes font un homme. [...] Si vous ouvrez les jambes de façon à abaisser votre hauteur d’un quatorzième, et si vous étendez vos bras de façon que le bout de vos doigts soit au niveau du sommet de votre tête, vous devez savoir que le centre de vos membres étendus sera au nombril, et que l’espace entre vos jambes sera un triangle équilatéral. [...] Depuis les tétons jusqu’au sommet de la tête, un quart de la hauteur de l’homme. La plus grande largeur des épaules est contenue dans le quart d’un homme. Depuis le coude jusqu’au bout de la main, un quart. Depuis le coude jusqu’à l’aisselle, un huitième. La main complète est un dixième de l’homme. Le début des parties génitales est au milieu. Le pied est un septième de l’homme. [...] "

Cela ne pouvait échapper au grand théoricien et non moins praticien assidu du genre, Leonardo da Vinci, qui s’empressa . . comment dirais-je . . d’emboîter le pas vitruvien pour promouvoir sa propre réputation. Il osa, de sa plume-même, prendre le risque d’une élongation paradigmatique révolutionnaire. Il transposa l’approche arithmétique à 1 dimension en approche géométrique à 2 dimensions avec pleins et déliés. C’est ainsi, par pur génie d’origine contrôlée, qu’il tomba dans l’impasse paradoxale dite de la "quadrature du cercle".

Mais heureusement, par génie encore, alors même que les pieds de l’homme ne touchaient plus terre, et d’évidence pour cette seule raison suffisante, le grand dessinateur ingénieur géomètre et peintre renaissant eut la fulgurante et intempestive intuition qu’il lui fallait, sans translater le carré, parallaxer le cercle de telle sorte que le nombril de l’homme occupa le centre ontologique de la solution, c’est-à-dire ex abrupto et ex nihilo, le vrai centre métaphysique du problème non résolu.

Il ne nous restait plus, à nous, élèves illuminés et/ou modestes observateurs, c’est selon, qu’à déterminer la 3ème dimension dans laquelle le nombril de l’homme occupait par construction la tache aveugle du centre focal de ses affects. Baruch Spinoza passa sa vie à polir des lentilles pour grossir l’examen de cette cicatrice ombilicale. Il y parvint presque trop bien. Quel autre géomètre génial celui-là ! Mais il restait encore à déconstruire . . comment professerais-je . . "l’étude des 10-proportions de l’esprit humain". Ce qui fut googlé, photoshopé, flickré et www.mediaparté dès le début du XXIe siècle, définitivement pendant qu’il était encore temps, c’est-à-dire une fois de plus pour toutes, et de manière rigoureuse sachant "qu’il n’y a rien de sérieux en rien, et rien qui ne le soit pas en tout !" (sic Vian Boris).