Blog-note de jef safi

’p o é t H i q u e

. . où nous papillons le vide

jef safi

jeudi 28 juin 2007


(cc) photo jef safi / flickr


Il est des interstices où se complicent inconnaissables
le Yin et le Yang,
le Sujet et l’Objet,
le Hasard et la Fatalité.

Il est des interstices où se confluent immiscibles,
l’Immanent et l’Emergent,
l’Un et le Multiple,
Mémoire et Créativité.

Il est des interstices, . . il est le vide médian !

De son souffle . .
mimésir les interfranges,
mélodire les intervalles,
catharsir les intersignes,
poésir les interlignes,
entropir les interfaces,
hystérire les interdits.

De son ombre . .
errer la destination, conjuguer l’itinéraire,
sur les sentes fractales que suffoquent les déserts,
qu’hors d’haleinent les gouffres,
qu’asphyxient les cratères.

Confondre les idiomes, fantasmer les concepts,
discours indécidables, cimetières de simulacres,
de l’indicible Tout l’indésignable rien-qu’Un.

Désobéir, . . se hâter de déchoisir.
Résister, . . sceller de déconstruire.
S’insurger, . . s’enflammer de déchérir.

Enter l’émergeAnce entre les fragments du vide,
fouir fosses et galeries sous l’immanence du plein,
concrescer une mémoire dans les encombres d’Entropie.

¿ Entropie ?

Nébuleuse sérendipe, confusion perpétuelle,
dont les cris trompent les feux et les voeux troublent les zèles.
Monstrueuse Aphrodite, exaltation déréelle,
dont l’éclat crève les jeux et les yeux brûlent les ailes . .

. . dans la nuit blanche et sourde où nous papillons le vide.