Blog-note de jef safi

i d i o s y n c r a s i r

avec . . jef safi
Comment s’y (dé)perdre pour s’y (re)trouver ?

. . Comment ce site est-il construit ? Comment y naviguer ?

samedi 29 janvier 2011

Posons que ce site est une machine-à-écrire, une chose. Et disons avec Aristote que toute chose est indissociablement de la Matière dans une Forme.

. . de la Matière

Comme toutes les machines-à-écrire de l’Internet, la matière de celle-ci est toute de hardware.

Sur Internet, rien ne s’échange ni ne se stocke sans mettre en oeuvre des milliers de tonnes d’électroniques, entrelacées par des millions de kilomètres de câbles, raccordés par des milliards de synapses connectiques, sans omettre la pléthore de machins qui les nourrissent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, de billions de kilowatt-heures électriques, produits par des engins de toutes sortes, hydrauliques, éoliens, thermiques, photovoltaïques et/ou nucléaires, puisant sans vergogne au capital énergétique, fossile ou non, de notre système solaire.

Ceux qui vous disent qu’Internet n’est fait que de contenus virtuels et dématérialisés, se trompent pour le moins lourdement. Il ne peut y avoir de software sans hardware, pas plus que d’esprit sans corps.

. . dans une Forme


La fragmentation des produits de cette machine n’est pas seulement structurelle, elle est aussi formelle, stylistique, rhétorique, ’pictosophique, etc. Une fragmentation vouée à s’entropir, encore et encore, comme le promet définitivement la conclusion de l’édito cathartique.

Alors quelle forme adopter qui ne soit pas pétrifiée par un classement a priori aussi artificiel qu’arbitraire ? Quelle forme adopter qui soit vitalisée a posteriori par l’élan d’un classement ouvert d’advenir ?

La réponse est ici celle du CMS SPIP (Content Management System - Système de Publication de contenu pour l’Internet en langage PHP), essentiellement parce qu’il est un de ceux qui permettent de créer un glossaire et d’organiser l’ensemble des contenus autour de celui-ci.


Un glossaire qui permet de développer une ontologie :

  • qui lie les lemmes et dialemmes entre eux par leur significations réciproques ;
  • qui lie les lemmes et dialemmes aux fragments pour individuer ces derniers ontologiquement ;
  • qui lie les fragments à ce glossaire pour en individuer performativement l’ontologie ;
  • qui permet aux co-auteurs et visiteurs-lecteurs de cheminer sérendipitueusement à travers ce rhizome.

Concrètement, outre son contenu propre, chaque page offre ainsi plusieurs espaces de navigation :

  • Depuis la page d’accueil :
    • Le nuage énumère toutes les entrées de l’ontologie t’CG.
    • Le corps de texte offre les entrées des trois éditoriaux.
  • Depuis la page d’un précurseur :
    • Le menu propose les autres précurseurs.
    • Le corps du texte affiche les mots-clés appartenant à l’ontologie t’CG avec un lien vers le glossaire.
  • Depuis la page d’un fragment :
    • Le menu propose les lemmes traités et les précurseurs proches.
    • Le corps du texte affiche les mots-clés appartenant à l’ontologie t’CG avec un lien vers le glossaire.
  • Depuis la page d’un mot-clé du glossaire :
    • Le menu propose les autres mots-clés du glossaire de la même langue.
    • Le corps de la définition affiche les autres mots-clés appartenant à l’ontologie t’CG avec un lien vers leur définition.
  • Depuis toutes les pages, à l’exception de l’accueil :
    • Le moteur de recherche retourne toute référence qui contient la chaîne de caractères saisie.
    • Dans la page de réponse, le menu propose les mots-clés dont la définition contient la chaîne de caractères saisie.

Ainsi, la navigation du site n’est pas linéaire comme celle d’un livre paginé, ni alphabête comme celle d’un dictionnaire, ni chronologique comme celle d’un blog calendaire, mais . . rhizomatique, moins directrice et impérative que didactique et performative. Il appartient à chaque visiteur-lecteur de faire l’effort d’y errer avec sérendipité, alors tel un membre de la confrérie des oiseaux à la recherche du Simorgh (cf. Farīd al-Dīn ʿAṭṭār), il s’y découvre lui-même.