Blog-note de jef safi

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avec . . jef safi
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. . une manière d’édito . . selon une perspective cathartique

vendredi 12 décembre 2008

rhızomıng ınout Icarus▲Woyzεck plεats . .

 
 
 
 
 
 

ıtεrabılıty as pεrsıstεncε oƒ sεrεndıpıty . . Chacun de nous métabolise sa demiVérité, ses concepts au dire des cognitistes, ses affects au dire des psychistes, son âme au dire des théologistes, son Être au dire des philosophistes, sa culture au dire des sociétistes, son Univers au dire des snobartistes, . . hmm . . pardon ! Je suis insupportable au dire des dictionnaristes. In fine, qu’importe l’étiquette qu’on lui colle, tant chaque demiVérité individuelle n’est que provisoire, dérisoire, illusoire, superfétatoire, et cependant, tout à la fois, manifestement singulière, totalement improbable, absolument irremplaçable, et en cela, mais en cela seulement, irréductiblement transcendante.

through thε mεdıan vacuum rεsılıεncεs . . L’agencement de ma demiVérité est fragmentaire. Disloqué diraient les thuriféraires des taxons ; fractionné dirais-je plutôt, ou simplement partagé. Non par réductionnisme, affirmant que le Tout n’est dicible que dans l’analyse de ses parties. Pas plus que par holisme, considérant que chaque partie n’est intelligible qu’en y réfléchissant son grand Tout. Dépassons cette vieille disjonction stérile, et admettons que la réalité est à la fois émergente et submergente, (trans)individuante et perdurante, à jamais disséminée dans ses propres plis, autant d’inconnaissables interstices.

Les fragments de ma demiVérité sont hétéromogènes. En apparence hétéroclites, en substance idiomogènes. Spéculatifs sans illusion. Joyeusement désespérés. La Vérité absolue avec un grand V, ubique et semper, n’existe pas. Lieu commun. Et pourtant, tant d’idéologues avancent encore de telles systèmes en "V" pour nous Vendre le bocal de Verre dans lequel ils Veulent nous enfermer. Certes, les fragments de ma demiVérité composent eux aussi un agglomérat idéologique, mais dont le bocal se veut brisé par construction. Que je n’aie de cesse ici d’en déconstruire les esquilles.

Les fragments de ma demiVérité sont écosophiques. La Terre n’est pas au centre du Cosmos. L’être n’est pas au centre de l’ontologie. L’homme n’est pas même au centre des humanismes. Le temps est venu de briser ces anthropo-narcissismes, de s’excentrer, de s’éclipser, de s’humilier. Le grand Tout n’est que prolifiques interfaces entre lignes de fuites ; il n’est qu’altérités fulgurantes de points de vue changeants. Le grand Tout n’est qu’une infinité de complexions en devenir ; il n’a pas de centre. Il n’est que myriades de commencements cachés, pléthore d’inestimables hypomnemata disséminées.

Les fragments de ma demiVérité sont pictosophiques. Car "l’illusion ne s’oppose pas à la réalité, elle en est une autre plus subtile, qui enveloppe la première des signes de sa disparition". Si "philosopher c’est inventer de nouveaux concepts", pictosopher c’est, seul et perdu, "rêver de l’île où on repart à zéro", repicturer de nouveaux signes, recomposer de nouveaux plans de résiliAnce. "Si la pensée à le pouvoir d’expliquer le signe, de le développer dans une Idée, c’est parce que l’Idée est déjà dans le signe, à l’état enveloppé et enroulé, dans l’état obscur de ce qui force à penser."

Les fragments de ma demiVérité sont ’pataphysiques. Ils se revendiquent de tous les arts et de toutes les sciences à la fois. Si vous tentiez de les penser-classer comme on prémédite un puzzle par amas prémonitoires, vous réuniriez là des ’aphorismes, ici des ’poèmes, là-bas quelques ’pictures, et plus loin, autant de délires ’pictosophiques que de glissades ’asymptomatiques par dégringolades ’paradigmatiques. Alors fatalement, resteraient au fond de la boîte les inclassables dérapages ’zygomatiques puisqu’il n’est rien de sérieux en rien, et rien qui ne le soit pas en tout.

Les fragments de ma demiVérité sont sérendipes, nés de récursions dialogiques entre classements exploratoires centrifuges dans l’inconnu, comme autant de déchoix imploratoires centripètes dans l’impromptu. C’est dire combien s’arrêter aux classements serait aussi fatal que de ne rien explorer du Tout. Classer peut-être nécessaire le temps de penser, mais il faut y renoncer dès le temps venu de comprendre. Comprendre c’est analyser sans isoler, et intégrer sans confondre, non pas connaître mais seulement reconnaître quelque fulguration de joie pure sourdre du souffle du vide médian, l’espace d’un éphémère émerveillement, d’un intempestif éblouissement.

Je vous en supplie, n’essayez pas de recoller les morceaux de mon bocal. J’ai eu tant de mal à le désobéir de l’intérieur, tant de mal à en défenestrer les miroirs, tant de mal à le déchoisir. Parmi ces fragments de demiVérités, prenez ceux que vous voudrez. Aidez-moi à les mélodire, à les aphologir, à les néologir, à les hérésir, à les idiosyncrasir, à les dé(re)construire encore et encore. Puis conjuguez-les par tous les temps, concassez-les avec les vôtres, et faites-en spontaner des demiVérités toutes plus neuves que nulle part. Et puis . . partagez-les !


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