Blog-note de jef safi

p h i l o s o p h e r

avec . . Yann Moulier-Boutang
L’abeille et l’économiste

vendredi 14 octobre 2011

La fable ? Elle s’est construite lentement. Je l’avais écrite en prose et puis progressivement je me suis décidé, voyant que c’était quelque chose qui s’opposait très fort à la fable de La Cigale et de la Fourmi. Donc j’ai fait une anti-fable de La Cigale et la Fourmi. Aux heures où on dit aux gens de travailler davantage et gagner plus, et en même temps où on leur dit soyez cigales, consommez, etc. Je me suis dit, il faut trouver autre chose. Il faut montrer les risque qu’il y a à vouloir à tout prix marchandiser tout ; et surtout se tromper sur l’évaluation de l’activité des gens. C’est-à-dire surévaluer les activités qui produisent un produit marchand, et sous-évaluer les activités de pollinisation qui sont beaucoup plus intéressantes. Qui sont beaucoup plus intéressantes, beaucoup plus équilibrées, c’est-à-dire de développement durable, et en même temps beaucoup plus riche, qui créent beaucoup plus de richesse que le développement d’un produit marchand. Autrement dit, les abeilles, si on les voient seulement comme des productrices de miel, ce n’est pas la panacée, mais si on voit qu’elles pollinisent. Si elles ne pollinisaient pas, on serait vraiment dans la mouise pour toute la biosphère [...]

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